Cloudsleeping

01 septembre 2013

Patchworld: quelques nouvelles émissions...

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27 juin 2013

Patchworld: en Asie

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Sur Radio Panik 105.4 Fm à Bruxelles, les 1er et 3eme vendredis du mois, c'est Patchworld, l'émission de voyage musical!

Playliste à titre indicatif... elle peut changer en fonction du déroulement en directe de l'émission...

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07 mai 2013

Patchworld: parcours créole... en deux épisodes.

 

Sur Radio Panik 105.4 Fm à Bruxelles, les 1er et 3eme vendredis du mois, c'est Patchworld, l'émission de voyage musical!

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20 avril 2013

Patchworld, un monde de glande! Pour finir les vacances en beauté!

 

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Sur Radio Panik 105.4 Fm à Bruxelles, les 1er et 3eme vendredis du mois, c'est Patchworld, l'émission de voyage musical!

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04 février 2013

Patchworld special New Orleans Mardi Gras!! + Party on 15/02/2013

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Please everybody, welcome to this New Orleans Mardi Gras party;

here's a sample of the music you can expect:

http://www.mixcloud.com/lumberjahk/new-orleans-mardi-gras-mixxx/

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02 février 2013

Patchworld: playlist de la dernière émission "musiques des mers froides et du pôle nord" du 1er février 2013

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Sur Radio Panik 105.4 Fm à Bruxelles, les 1er et 3eme vendredis du mois, c'est Patchworld, l'émission de voyage musical!

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19 janvier 2013

Patchworld: playlist de l'émission rap afro, world & hip hop du 18 janvier 2013

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Sur Radio Panik 105.4 Fm les 1er et 3eme vendredis du mois, c'est Patchworld, l'émission de voyage musical!

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11 janvier 2013

Patchworld: écoutez les dernières émissions!

Lumberjahk's Cloudcasts on Mixcloud

 

Ecoutez quelques-unes de mes dernières émissions ici... et dites-moi quoi!

05 janvier 2013

Patchworld: grooves vintages de Jamaique, d'Inde, du Cambodge, d'Ukraine etc, playlist 4 janvier 2013

Playliste à titre indicatif... elle peut changer en fonction du déroulement en directe de l'émission...

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30 décembre 2012

Playlist Patchworld: rites de fins

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Jocelyn Pook : The Masked Ball

 

Lisa Gerard : The Rite

 

Virgin Prunes : Decline and Fall

 

The Doors : Lions in the streets

 

Wovenhand : Winter Shaker

 

Christopher Young : Hellraiser - The Lament Configuration

 

Mazzy Star : Mary Of Silence

 

Mari Boine : Vigles Suola

 

Velvet Underground : All Tomorrow's Parties

 

Hanggai : Unknown

 

Tartit : Tihar Bayatin

 

Toto Bissainthe : M’Pa Gen Zanmi An’ko 

 

Le Tout Puissant Orchestre Polyrythmo : Ocè

 

Faiz Ali Faiz & Titi Robin : Mast Qalandar – Khiraj Aqeedat

 

Dr John : Gris-Gris Gumbo Yaya

 

Alain Bashung : Faites Monter

08 décembre 2012

Playlist Patchworld: sons electro, vaporeux, synthétique & naturels

 

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Natacha Atlas : Dub Yalil

Massive Attack : Karma Koma

Jango jango : skies over cairo

Dakar & Grinser : I Wanna Be Your Dog

Charanjit Singh : Raga Bhupali

Prasadiynato : Ukelan

Glenn Kotche vs Konono N°1 : Traducteur de Transmission

Lindigo : Domoun

Gang Gang Dance : MindKiller

Nyd & Sancy : Trouble At The Door

Buraka Som Systema : The Sound Of Kuduro

Kaysha feat. Anofela & Top One Frisson : On est ensemble

Oidgen Allstars ft. Kwaku-T : Toto Mechanic

Spoek Mathambo : Don’t Mean To Be Rude

Matias Aguayo : Rollerskate

Sandra Nkaké : La Mauvaise réputation

 

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22 novembre 2012

Playlist Patchworld: musiques autour de la mort

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The Fairfield Four : The Lonesome Valley

 

Huun Huur Tu : Ancestors

 

Dead Can Dance : Yulunga Spirit

 

The Beatles : Tommorrow never knows

 

Les joyeuses ambulances: Macaco, mata el toro

 

(CD : Madagascar - Musique Du Hira Gasy) : Musique

 

Kevin Clark & The Jazz Revelation : The Devil Done Got Me Blues

 

Peter Tosh : Burial

 

(CD Papua Close to Nature) : Prayer of Death

 

Jacques Brel : Jojo

 

Ceasaria Evora : Flor di nha esperança

Voce Ventu & Mieko Miyazaki: Takeda No Komoriuta

Lambarena: Sankanda

Louis Armstrong: Oh When The Saints

 

25 octobre 2012

Playlist Patchworld 10

1. Anthony Joseph & The Spasm Band: The Griot

2. Huili Tribe From Papoua New Guinea: Happy To See You

3. Orchestre National de Barbès: Sympathy For The Devil

4. Tim Maia: Do Leme ao Pontal

5. Sharon Jones: Better Things

6. Mos Dub: History Town

7. Stanley Beckford: Sam Fin Man

8. Mostar Sevdah Reunion: Cudna Jada Od Mostara Grada

9. Compagnie Jellouli & Gdih: Al Jbal li dargoug aaliya

10. Shaï No Shaï: Sweet revenge

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07 octobre 2012

Playlist Patchworld 9

DSCN0303Patchworld sur Radio Panik : 105.4 Fm à Bruxelles ou www.radiopanik.org 

Patchworld! Bienvenu dans cette émission de voyage musical! Imaginez un grand planisphère devant vous... toutes sortes de couleurs et de contrées connues, oubliées ou bizarres se présentent à vous... il ne manque plus que votre curiosité pour aller zoomer sur une de ces vertes îles aux sons ensoleillés ou pour se retrouver sur une dune argentée perdue au milieu du désert... et passer ensuite par les rythmes de fleuves puissants et paisibles, faire un détours par des grooves de ghetto bigarrés, remonter en flèche vers le ciel étoilé de l'Equateur ou vers des aurores boréales glacées... atterrissage en catastrophe parmi des nomades de la toundra en plein rituel ombrageux ; retour chez soi aux sons des tambours... ou continuer à rêvasser au rythme du hamac sous un coin de ciel bleu... 

Patchworld, quand la musique vous prend par les oreilles et vous fait voyager tout autour du monde, les 1er et 3eme vendredis du mois de 16h30 à 17h30


PLayliste de la dernière émission du 5-10-12:

1.   Master Musicians of Jajouka : Habibi Tsitini

2.   101 Runners: (Somebody's got) Soul Soul Soul

3.   Joni Haastrup : Greetings

4.   Dr John : Locked Down

5.   Blo : Chant to Mother Earth

6. Nicolas Repac + Stala Salimovic: Slepa ljubav 

7. Li Guyi: A Bosom Friend

8.   Raf Vilar: Sem Ter Vocé

9.   Piers Faccini: The Beggar & The Thief’

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24 septembre 2012

Playlist Patchworld 8

1.   Skip & Die : + 20’’ + 2 bpm

2.   M I A : Hombre : + 20’’ (mixer next à -20’’)

3.  Janka Nabay & The Bubu Gang: Kill me with Bongo

4.   Brenda Fassié: Vuli Ndela

5.   The Very Best: Warm Heart Of Africa

6.   Aziza Brahim :Hijo de la nubes

7.   Ry Cooder: Matt Romney Blues

8.   Mokoomba: Masangango

9.   Staff Benda Bilili: Osali Mabe

10. Master Musicians of Jajouka : Hadra Of SidiAhmed Sheik

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30 août 2012

Playlist Patchworld 7

Patchworld sur Radio Panik : 105.4 Fm à Bruxelles ou www.radiopanik.org
Patchworld! Bienvenu dans cette émission de voyage musical! Imaginez un grand planisphère devant vous... toutes sortes de couleurs et de contrées connues, oubliées ou bizarres se présentent à vous... il ne manque plus que votre curiosité pour aller zoomer sur une de ces vertes îles aux sons ensoleillés ou pour se retrouver sur une dune argentée perdue au milieu du désert... et passer ensuite par les rythmes de fleuves puissants et paisibles, faire un détours par des grooves de ghetto bigarrés, remonter en flèche vers le ciel étoilé de l'Equateur ou vers des aurores boréales glacées... atterrissage en catastrophe parmi des nomades de la toundra en plein rituel ombrageux ; retour chez soi aux sons des tambours... ou continuer à rêvasser au rythme du hamac sous un coin de ciel bleu... Patchworld, quand la musique vous prend par les oreilles et vous fait voyager tout autour du monde, les 1er et 3eme vendredis du mois de 16h30 à 17h30

1. James Carter & The Prisoners: Po Lazarus

2. Nicolas Repac: All Ready

3. Hassan Hakmoun & Zahar: ‘Soudan Minitara’ mix Boombastic

4. Kali: Aline Volé

5. Los Angeles de Prietos: Le Canto A Los Reyes

6. Mahatolla Queens: Asambeni Bafana

7. Lego: Mamandrako

8. Zoufri Maracas: Prison Doré

9. Led Kaapana et Bob Brozman: Wai'alae Waltz

10. Joseph Kabassélé: Africa Mokili Mobimba,

11. Ti Coca: Ville Jacmel

12. L'orchestre Jeunesse de Paul-Émile Haliar: La Vie Critique

13. Les Ya Toupas Du Zaire: Je ne bois Beaucoup

14. Ephraim Nzeka: Zombie

15. Manu Dibango: Sun Explosion

16. Werra Son: Waka Waka

17. Buju Banton et Wyclef: Party By The Sea

18. André Tanker: Food Fight

19. Kaya: Radhar Panchali

20. Boukakes: Y en a marre

21. Digital Dubs: Fyah Bun Dem

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14 mai 2012

14 mai

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happy b-day 14th of May!

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08 janvier 2012

Ugly Duckling: interview

 

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Ugly Duckling: interview issue du Rif Raf de décembre...

The Trouble Album!

On croise nos trois mal appris par téléphone...  ils sont sur la route, en cavale quelque part dans une station service dans un quelconque far west anglais nous disent-ils. Le trio américain s'est toujours fendu d'un hip hop old school riche en breaks percutants et en textes autant que drôles que sensés, contestant souvent le mouvement de l’intérieur, ce qui lui a valu l’ire du gratin gangsta et… de tourner plusieurs fois autour du globe écumant les salles de concerts. L'objet de la rencontre? Des infos, une clé, un code, une carte, une planque qu'importe. Ce qu'on veut c'est qu'il nous parle de leur cinquième plaque, ‘Moving At Breakneck Speed’ et savoir si on aura droit à une concert surprise en Belgique.

 

Dizzy :  « Sur cet album, on voulait traduire toute l’atmosphère qu’on connaît lorsqu’on est sur la route. En tournée, on cavale comme des fous pour se rendre d’une salle de concert à l’autre, d’un coin à l’autre de la planète. Ca fonce dans tous les sens, et on ne s’arrête jamais ! On a retranscrit cela en une poursuite entre une bande de gangsters et nous qui sommes  chassé à travers toute la planète. En réalité ces méchants sont la personnification de cette lutte dans laquelle on est lorsqu’on bosse dans l’entertainment : tout peut très vite s’arrêter donc si on veut rester dans la course il faut foncer, aller partout où c’est possible et faire notre truc. »

 

Oui on a vraiment l’impression que c’est la somme de tout ce que vous pouvez rencontrer de positif et de négatif dans ce métier…

Dizzy : «  Absolument, on a toujours voulu faire un « trouble album ». Donc on s’est dit, faisons un truc qui serait une sorte de chasse où nous serions les gars traqués. Car c’est quand même pas facile de mener ta barque, surtout quand tu commences à prendre de l’âge, tu te dis, « est-ce que je vais continuer à être pertinent ? Est-ce que le public va continuer à s’intéresser à notre musique ? Est-ce qu’on ne devrait pas arrêter ? etc. » Du coup, tu as intérêt à être très très rapide et à garder la forme ! »

 

Alors c’est une grande victoire que vous avez avec ‘Moving At Breakneck Speed’… mais n’est-ce pas aller à contre courant que de continuer à proposer du hip hop old school ?

Dizzy : « C’est juste de la « sample music » avec des loops et des samples. Oui c’est un style de production à l’ancienne mais c’est comme ça qu’on a commencé et c’est ça le hip hop. Tout le reste n’est venu que s’ajouter, se greffer à cela. Mais on n’a pas l’impression de faire du old school ou du ceci ou cela. On fait juste du hip hop comme on souhaite le faire. Je comprends qu’il soit à présent différent des débuts, avec toute l’électronique et l’importance des producteurs mais cela ne nous intéresse pas. Je pense qu’ils font très bien ce qu’ils ont à faire mais nous, on est bon dans cette « sample music », c’est cela qui nous intéresse et on n’éprouve pas le besoin de changer. Tu sais, on a vu tellement de tendances dans le hip hop qui vont et qui viennent et nous, on a survécu, on est toujours là. Alors pourquoi devrait-on changer ? »

 

En effet, comment expliquer votre longévité, ce n’est pas si courant dans le milieu…

Dizzy : « Bon tout d’abord, on travaille pour presque pas cher, on est donc tout le temps booké pour des concerts, c’est comme ça qu’on survit (rire) ! Mais curieusement en Belgique, on n’a pas encore de concerts prévus, vous êtes trop riches ou quoi (rire) ? C’est aussi une question de chance et surtout on est bon ! Et ce qui fait aussi de nous un groupe unique c’est nos concerts : toute notre réputation vient de là je crois. »

Dans un de vos premiers titres, ‘A Little Samba’ on comprend bien le dialogue mi-enjoué, mi agressif que vous avez entre les deux MC’s. C’est un peu comme les dirty dozens que les Afro-américains pratiquaient pour se chambrer à l’époque de l’esclavage ?

Dizzy : « Oui et le plus drôle ce qu’on applique cela à ce que la culture hip hop est devenue dans certains de ses aspects les plus matérialistes genre, « ah, tu est si riche, t’as une grosse bagnole, tes gonzesses etc. » On joue avec cela et on en rigole car pour moi le hip hop à l’origine c’est une musique sur la réalité par opposition à tout ce que la musique disco et mainstream pouvait avoir de superficiel, le strass et les paillettes tout ça… Or cette musique qui est ancrée dans le réel a commencé à propager une fausse image d’elle-même. C’est souvent ce qui ressort de nos textes en fait et le mode du dialogue permet de ressortir cela de façon très vivante, avec humour et dérision. Le hip hop est une musique humoristique et très souvent le hip hop ne parle de rien d’autre que de hip hop. On parle de notre culture et de ce qu’on ressent par rapport à notre musique. Et quand il y a des menaces qui pèsent sur elle comme ce matérialisme effréné qui est en totale contradiction avec la réalité, on veut discuter, palabrer et se disputer là-dessus. C’est aussi une façon de marquer ton identité et de dire que tu n’as pas peur d’être honnête avec toi-même. On n’est pas plein aux as, on n’a pas de Lamborghini, on n’est pas des gangsters ni des voyous… en fait dans notre nouveau disque c’est plutôt eux qui nous traque (rire) mais on a toujours pris ce contre-pied ! Croire qu’on est un Scareface parce qu’on fait du hip hop n’est pas être authentique et honnête avec soi même selon moi. »

 

Pourtant c’est précisément cette image gangsta qui attire beaucoup de gens vers le hip hop…

Dizzy : « Oui, et je peux comprendre cela jusqu’à un certain point. Quand tu es un teenager ça fait du bien et c’est gratifiant d’être en rébellion, tu crois avoir un certain pouvoir en refusant le pouvoir de l’adulte. En plus c’est un fantasme puissant de pouvoir se dire : « Je fais ce que je veux. Je vends de la drogue, des femmes, j’ai plein de fric, des grosses bagnoles, je suis le plus puissant, je butte qui je veux… ». Mais une fois adulte, faut quand même se poser quelques questions hein, celle de son identité, de son intégrité. On ne peut rien faire par rapport à ce que les gens aiment ou n’aiment pas et tant qu’il y aura de la demande pour du gangsta rap, il y aura des fournisseurs. Mais tôt ou tard, les gens finissent par rechercher quelque chose de plus profond. En tout cas c’est ce qui est arrivé à moi et à pas mal d’autres… Quand j’ai écouté De La Soul ou A Tribe Called Quest pour la première fois cela m’a réellement libéré. J’espère qu’on arrive par notre musique à proposer quelque chose qui apporte un peu plus de conscience et de créativité. »

 

Justement, l’album présente des titres avec des samples redoutables…

Dizzy : « Oui on a travaillé avec des quantités invraisemblables de samples. C’est un processus très fastidieux : on a fait en sorte qu’il y ait plusieurs couchent des samples de sorte à offrir une plus grande profondeur à nos morceaux. On joue sait jouer des instruments de musique, on comprend les théories musicales etc, mais quand on a une idée en tête c’est parfois très difficile de trouver le sample qui marchera dans le puzzle. Ça a l’air tout simple comme cela mais c’est un sacré boulot ! On a été particulièrement attentif au processus de production et c’est du 100% sample ! On espère que les gens vont apprécier cela d’autant qu’on a beaucoup développé les mélodies et les harmonies également. On a bossé dur mais voilà, on adore faire ça ! »

 

Un album aussi remuant et rapide, ça doit bien donner sur scène, comment se passe la tournée que vous avez commencée ?

Dizzy : « Ca se passe très bien, le public est très réceptif, d’autant en effet qu’on joue vite, ce qui est un peu inhabituel dans le hip hop en général qui reste souvent calé dans le même tempo. Sur un disque ça peut marcher mais en live, c’est parfois gonflant. C’est une de nos marques de fabrique en live. En cela on sacrifie un peu au hip hop traditionnel mais cela paie quand on est sur scène car cela nous permet de faire des choses que les autres groupes de hip hop ne peuvent pas faire. Dis aux promoteurs belges qu’on travaille pour pas cher ! »

 

Ugly Duckling

‘Moving At Breakneck Speed’

Special Records/Bertus

Ugly Duckling ça a toujours été la gouaille rap old school avec trois espèce de clowns qui vous racontent les excès du matérialisme et de la hype hip hop, en ayant le bon goût de se mettre dedans, pratiquant l’art de l’autodérision depuis cinq album déjà… ce qui n’est pas courant dans le milieu (cf. ‘A Little Samba’ sur ‘Journey To Anywhere’). Mais ce trio n’est pas qu’une bande de joyeux drilles craquant quelques bonnes blagues track après track. C’est aussi un excellent DJ, Young Eisntein, au son old school certes, mais diablement bigarré, funky et même explosif. C’est ce qui caractérise ‘Moving At Breakneck Speed’ : un album très dynamique aux arrangements qui évoluent constamment. Faut dire que le trio a le feu aux fesses : poursuivi par un gang diabolique de criminels cherchant à éliminer le UD, nos héros désespérés courent à travers la planète pour leur échapper… et donner d’excellents concerts ! En effet, ce groupe a beaucoup voyagé et cherche à capturer cette fois-ci l’esprit troubadour d’un groupe de hip hop constamment en mouvement. Album au funk trépidant, on saute d’un titre à l’autre à toute vitesse, échappant chaque fois à un scratch près à leurs assaillants qui sont devenus les nôtres et on termine l’album à bout de souffle ! (jd)

 

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18 décembre 2011

CD Top 11 2011

 

Top 11 2011 :

Dans le prochain Rif Raf, les tops 2011 des rédacteurs... voici le mien et quelques chroniques...

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  1. Various : ‘Sofrito : Tropical Discothèque’ Strut:

    Affichant un sourire à 1000 watt, les aficionados des soirées Sofrito ont dû se dire : « Ils ont encoww fwappé ! ». Ils, c’est Hugo Mendès et le label Strut qui nous ont mijoté une de ces compils qui selon leur excellente habitude, nous ressortent des petites péptites du passé, axée cette fois sur le thème tropical. Hugo Mendès a fait de son digger aux Caraïbes et a suivi les pistes de vieux vinyles et des masters tels qu' on les écoutait en Guadeloupe, en Martinique ou encore en Afrique, dans les années 70-80. En tout cas vraiment, c’est bel et bien une bombe tropicale ! La compil s’ouvre en cumbia à laquelle succède le groove implacable des Ya Toupas Du Zaïre avec un ‘Je Ne Bois Pas Beaucoup’ flashé à près de 130 bpm, puis celui de Fair Nick Stars implorant la fin des commérages avec ‘Arrêtez Mal Parlé’. ‘Fa’Waka’ commence sur une biguine inoffensive pour reprendre sur un zouk virant à la transe… j’aimerais bien savoir ce qui se cache derrière ces mots créoles ?! Salsa, cumbia s’enchaînent à une cadence d’enfer pour prendre carrément des allures de carnaval avec Roaring Lion. ‘Yiri Yiri Boum’ clôture cette compil sur un air très débonnaire. Un carton intégral ! (jd)

  2. Huun Huur Tu : ‘Ancestors Call’ World Village

41B14gfAxkLRetour sur la fin de l’année dernière où je découvre ce disque trop tard pour le mettre dans mon top 10. Une véritable révélation pour moi mais un groupe qui existe depuis plus de 15 ans. Originaire de la région de Tuva en Mongolie, les chants irréels de ce groupe sont tirés des traditions chamaniques ancestrales de même que d’influences plus modernes. Ils sont accompagnés avec une infinie délicatesse par l’un ou l’autres instruments locaux comparables à un violoncelle à deux cordes, au saz, à la flûte. Chaque titre est un souffle qui tournoie et vous enveloppe dans une expérience forte qui remue quelque chose au fond de soi, comme un appel ineffable à l’harmonie.

3. Mama Rosin & Hipbone Slim : ‘Louisiana Sun’ Voodoo Records

4. Orchestre Poly Rythmo : ‘Cotonou Club’ Strut

5. Black Lips : ‘Arabia Mountains’ Vice Records

6. Various : ‘Tradi-mods vs. Rockers’ Crammed

7. Aurelio : ‘Laru Beya’ Real World

8.Various : ‘R&B Hipshakers Vol. 2’ Vampisoul

9. Megafaun : ‘Megafaun’ Crammed

10. Lotek : ‘International Rudeboy’ First Word Records/Rough Trade

11. Various: 'Keb Darge & Little Edith's Legendary Wild Rockers' BBE

 

 

***

Various

‘Dr Boogie Presents : Bear Traces’

Subrosa

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C’est toujours un régal d’écouter ses émissions et de découvrir ses nouvelles compilations, à Dr Boogie ! C’est quand même l’un des spécialistes les plus réputés du genre et il partage ici les trouvailles qu’il a effectuées dans ce qui reste de la fabuleuse collection de 78 tours de Bob Hite (dit the Bear vu sa corpulence), co-fondateur de Canned Heat. L’idée est cette fois de présenter des titres plus obscures voire exotiques (et non plus les grands noms de blues comme sur une de ses précédentes compilations). Du boogie, encore du boogie bien sûr, du vrai, du tout bon tel qu’on le jouait rude et nerveux à l’époque où l’on enregistrait en 78 tours… Quelques accords répétés obstinément au piano ou à l’orgue (Lenny Dee qui ouvre remarquablement le disque), des saxos époustouflants, un peu de guitare aussi (avec un jeune Lightnin’ Hopkins féroce et précurseur). Les quelques accents exotiques sont une des caractéristiques de cette compilation : un boogie arrangé à l’hawaïenne avec ‘Hupahula boogie’, un autre à l’orientale grâce à Preston Love, du latino avec une reprise du célébrissime ‘Tequila’, un ‘Why Don’t You Do Right’ qui cogne sur un blues/calypso délicieusement bancal, ou encore ‘Congo Mambo’ bourré de percussions. Puis en fin de disque, Taps Miller a immortalisé notre fierté nationale, le Manneken Pis, en un boogie furibard. Le son est d’époque bien sûr, du 78 tours, mais tout est bien conservé et nettoyé juste ce qu’il faut de sorte que quand un saxe commence à souffler, vous avez les oreilles qui chauffent… et puis tout le corps aussi : c’est ça le boogie ! C’est fait pour bouger, pour danser comme des fous, comme dans les juke joints de l’époque ! (jd)

 

***

Various

‘The Lost Notebooks Of Hank Williams’

Sony Music

Lorsqu’il meurt à 29 ans, ce pionnier du country/folk à qui Bob Dylan doit beaucoup, laissait quelques « notebooks ». C’est là que Hank Williams notait ses idées de chansons qu’elles fussent abouties ou non. C’était en 1953. Perdus et retrouvés dans de rocambolesques situations, un de ces notebook présente des chansons suffisamment abouties pour pouvoir être interprétées par des musiciens du 21ème siècle. C’est Bob Dylan qui pilote le projet, lui-même ayant confié à des musiciens country et pop la délicate tâche de donner voix et mélodie à des chansons que seul Hank Williams avait en tête : la star du country Alan Jackson, aussi bien que Jack White (qui s’abstient d’en faire trop), Holly Williams (la petite fillotte), Levon Helm (l’autre pionnier des sixties) ou encore Norah Jones, sans oublier Bob lui-même ainsi que son fils. Chacun y va de son interprétation (il ne serait pas correct de parler de reprise) et tout ce beau monde arrive à donner merveilleusement vie à tous ces titres : tout y est d’une justesse absolue, sans fioriture et vous fera presque autant pleurer ou danser que si c’était Hank qui les chantait. Et pour nous, de souhaiter une belle vie à ces « nouvelles » chansons de Hank Williams, non sans oublier d’aller piocher dans le répertoire original de cette figure emblématique de la culture américaine ! (jd)

 

Wynton Marsalis & Eric Clapton

‘Play The Blues’

Drumlin Limited

41ZgwV1SPyLLes Marsalis sont une véritable dynastie dans le jazz de New Orleans. C’est à Wynton, le brillant trompettiste (aussi bien en jazz qu’en classique) de la famille que Clapton avait fait appel, presque incidemment, sur son dernier album. Celui-ci possédait déjà quelque accent de la Big Easy et voici une certaine prolongation de cette rencontre sous la forme d’un live at the Lincoln Center où il est simplement question de blues. Ça démarre à fond la caisse avec un classique de jazz trad très bien dans son style natal, ‘Ice Cream’. Puis on continue en mode blues. Alors que la filiation jazz/blues est on ne peut plus claire, ‘Fourty Four’ sonne pourtant un peu ampoulé. Het bootert niet comme on dit de l’autre côté de la frontière. D’autres titres suivent, aussi lents qu’une procession funéraire à la Crescent City, on même droit à une version du classique de Clapton, ‘Layla’ qu’il avait déjà retravaillé en jazzy sur ‘Unplugged’. La consanguinité avec la tradition jazz est intéressante mais cette version un quelque peu bizarre, un peu contreplaqué voire lourdaud. Et globalement c’est ce qui ressort de ce disque : Clapton a beau être un bleusman excellent et fascinant, il apparaît ici qu’il ne sait pas vraiment swinger ! Ses solos habituellement si précis et remplis d’émotions apparaissent ici presque filandreux comparé à l’agilité robuste du jazz made in New Orleans que nous joue Wynton et son orchestre. Disque plaisant et intéressant néanmoins, talking « all that jazz » beaucoup plus que « all that blues ». (jd)

 

Various

‘Gilles Peterson Presents : The New Cuban Underground’

Brownswood Records

Quelque peu déçu de sa prestation pour le moins très sage à Strictely Niceness mi-novembre, c’est avec un mélange de curiosité et de perplexité que je me plonge dans cette double compil de Gilles Peterson. Il a eu le temps de bien bosser son dossier et il nous sort des galettess effectivement assez passionnantes pour qui souhaite s’immerger dans le Cuba actuel, du moins celui d’une certaine catégorie sociale qui a zappé le reggaeton autant que Buena Vista. Le premier disque est constitué notamment de douze musiques de Gilles jouées par le groupe qu’il a lui-même constitué, le « Havana Cultura Band », dirigé par le pianiste Roberto Fonseca. D’une sonorité très fraîche et moderne, cette plaque a  profité de la participation d’artistes talentueux tels que Mayra Caridad Valdés, Ogguere ou Danay. Le second disque est une compilation de 16 titres, certains déjà sortis, d’autres non, mais tous composés par les plus grands noms de la musique cubaine : Los Aldéanos, Telmary, Yusa, Kelvis Ochoa, Doble Filo, Descemer Bueno, Gente de Zona, Harold Lopez Nussa, Kumar, Free Hole Negro, Cubanito 20.02, Wichy de Vedado, Tony Rodriguez ou encore le Creole Choir of Cuba qui donne une touche traditionnelle mais inédite. Au final on ne peut que se ranger à cette initiative qui vise à faire mieux connaître et exporter cette nouvelle musique cubaine qui atteste d’une créativité assez bouillonnante tout en étant ancrée dans une identité très forte !

 

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‘Live In The West’

Sony Music

En pêchant à la Médiathèque, parfois on a de la chance, parfois pas. Pas de bol de tomber sur l’album ‘Rock’n’Roll’ pour découvrir John Lennon à l’époque. Du bol de tomber sur ce ‘Live In The West’ et découvrir Hendrix sur son terrain de jeu favoris, la scène. Il triture ses propres compositions, il improvise et il se fend de reprises orgiaques. Telle ce pauvre ‘Johnny B Good’ dont il cannibalise chacune des notes possibles et imaginables avec un régal guitaristique inégalé : il dépèce la chaire crue des riffs et des solos avec un appétit d’ogre empruntant tout ce qu’il sait du blues, du rock et jetant au passage les bases de tout ce qui suivra, métal, psyché, punk… grand sourire béat en fin de morceaux et quelques gouttes de sang au bord des lèvres, absolument monstrueux ! Mais le reste est très haut vol également, tel ce ‘Blue Suede Shoes’ où il prend le contre pied au rock’n’roll, ce ‘Little Wing’ tout épuré, ‘Red House’ joué en blues de la dernière heure (mais pas la première fois qu’il joue cette version) et l’anecdotique reprise de ‘Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band’. Quelques inédits intéressants mais connus viennent augmenter cette réédition tels que ‘Fire’. Encore un des points culminants de la discographie live de Hendrix. (jd)

 

Anthony Joseph & The Spasm Band

‘Rubber Orchestras’

Naïve

L’écrivain originaire de Trinidad nous envoie sa troisième plaque de son London d’adoption. Premier constat est qu’il est moins percussif que son prédécesseur ‘Bird Head Son’. On retrouve par contre ces climats moites et tendus où les musiciens d’Anthony font toujours merveille afin de lui offrir un remarquable écrin musical où il pose ses textes et son slam incantatoire. Les musiciens s’orientent d’avantage vers l’afrobeat qui bien sûr est un terrain de jeu idéal pour Anthony et sont accompagnés cette fois par des choristes qui accentuent les racines africaines, comme le très bien nommé titre d’ouverture, ‘Griot’. Posant ses histoires avec toujours autant de facilité, Anthony signe de sa griffe un pure titre afrobeat à la basse galopante et aux cuivres lustrés par ces excellents un shoeshine boys. Soul, funk, afro, psyché toutes les influences black y passe, alors que le drummer boy de ‘Cobra’ vous emmène en plein milieu des folies d’une transe vaudou. On s’attendait juste à y trouver un peu plus de sons made in Trinidad comme il nous l’avait laissé entendre lors de l’interview à propos de ‘Bird Head Son’. Une très belle plaque néanmoins. (jd)

 

Posté par cloudsleeper à 18:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]